Energie, sobriété recommandée !

Publié le : 16/01/23
  • Finalement, les délestages n’ont pas eu lieu et le risque de tensions sur le réseau électrique en janvier est passé d’élevé à moyen voire nul. Ceci grâce à une baisse de la consommation de l’ordre de 9 %*.

    Menaces de coupures d’électricité et augmentation des tarifs de l’énergie, en décembre, les Français ont été sobres, énergétiquement parlant, tous secteurs confondus. Ecowatt, le « site internet de la météo de l’électricité » résultant d’un partenariat entre RTE et l’Ademe, est demeuré vert.

    Néanmoins, le temps reste à la sobriété tant pour les ménages que pour les entreprises qui ont pour feuille de route le Plan de sobriété énergétique et ses quinze mesures, mis en place par le gouvernement et qui égrène recommandations et incitations. Si ce Plan repose sur la base du volontariat, il existe en revanche d’autres obligations, notamment pour les bâtiments tertiaires dont l’objectif répond aussi à des enjeux environnementaux.

    La lutte contre le réchauffement climatique en ligne de mire

    Ainsi, Eco Energie Tertiaire (nouveau nom du décret tertiaire) est une obligation réglementaire engageant les acteurs du tertiaire vers la sobriété énergétique. Elle impose une réduction progressive de la consommation d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire afin de lutter contre le réchauffement climatique. Les objectifs peuvent être atteints, en application de l’article 175 de la loi Elan, soit par une réduction de la consommation d’énergie finale de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une consommation énergétique de référence, soit par l’atteinte d’un niveau de consommation d’énergie finale fixé en valeur absolue.

    Le plan d’efficacité énergétique s’inscrit dans une autre dimension puisque son objectif est de réduire de façon significative et durable les consommations.

    Sobriété et flexibilité, deux plans à mettre en place

    Pour réaliser ces objectifs, les entreprises ont plusieurs leviers d’actions à leur disposition. « Le premier est le plan de sobriété énergétique qui concerne des actions de bons sens et de gestes simples à appliquer au quotidien, sans investissement : diminuer la température de chauffage, ne pas laisser d’ordinateur en veille en quittant le bureau, éteindre la lumière dès que l’on quitte une pièce, etc., explique Charlotte Morisset, chef de projet Marketing. En restauration, cuisiner avec des casseroles fermées et des couvercles, éteindre son four avant l’heure de fin, etc. Autant de bonnes pratiques qui s’inscrivent dans la durée ». Le plan de flexibilité énergétique consiste, lui, à décaler ou diminuer ponctuellement les consommations lors des heures de tension et éviter ainsi les risques de coupure en cas d’alerte EcoWatt. Mais il peut avoir un impact sur le quotidien des usagers : heures d’ouverture des bureaux et espaces serviciels décalées, fermeture d’espaces communs…

    Une vision globale pour une réponse complète

    Le plan d’efficacité énergétique s’inscrit dans une autre dimension puisque son objectif est de réduire de façon significative et durable les consommations. « La mise en œuvre de ce plan et sa réussite nécessite l’implication de l’entreprise mais aussi des salariés et des prestataires de service, particulièrement ceux en charge de la maintenance », explique Charlotte Morisset. Sodexo Energie & Maintenance, qui exploite 6 millions de m2 en France, accompagne les entreprises dans la prise en charge énergétique de leur bâtiment puis en proposant un plan d’actions adaptées et des conseils personnalisés pour répondre aux différents enjeux du client. Suite à cette prise en charge, Sodexo Energie & Maintenance peut proposer un Contrat de Performance Energétique (CPE) à travers lequel les équipes s’engagent sur une diminution des consommations. Grâce à ce contrat et au suivi énergétique, ce sont en moyenne 14 % (en kWh) par an d’économies d’énergie qui sont réalisées. 

    *Source : RTE

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